Les différents modes de transport et  leurs marchés « naturels »

Le transport de marchandises met en jeu un très grand nombre d’intervenants qui opèrent en temps réel, dans un système particulièrement complexe. Il s’exerce selon différents modes (routier, ferroviaire, maritime, aérien, fluvial) en fonction de contingences particulières (nature des produits, coût, délai, sécurité, destinataires, pays…) et fait appel à des techniques et technologies de plus en plus innovantes et performantes.

Le transport ferré

Minoritaire et pas toujours pertinent sur les distances inférieures à 100 km, le rail est plus sollicité au fur et à mesure que la distance augmente (en moyenne 450 km). Sa part de marché (tous produits confondus) atteint 30% et tombe à 10% pour les produits de consommation à l’approche des 1 000 kilomètres, distance maximale en transport national. Le mode rail est plus performant lorsque les flux échangés entre deux sites ou villes sont massifs. La constitution de trains en est facilitée, en particulier les trains entiers. Très faible pour les flux diffus, la part de marché du fer approche la parité (tous produits confondus) sur les relations à fort volume de transport. La part modale du fer augmente également avec l’intensité des flux. Pour les trafics diffus, les parcours terminaux et le coût des triages désavantagent le fer par rapport à la route. Il en est ainsi pour les biens de consommation et d’équipements qui génèrent des flux dilués entre un grand nombre de sites avec pour corollaire, une part du transport ferroviaire faible. Outre une baisse de compétitivité relative du rail, l’évolution structurelle de l’économie française et notamment la désindustrialisation du pays tend à favoriser la route.

Le transport maritime

Le transport par mer occupe une place grandissante dans le commerce international. C’est un mode peu onéreux mais dont les délais sont plus longs. Les marchandises peuvent être acheminées sur des navires spécialisés ou sur des navires non spécialisés (cargos conventionnels, porte-conteneurs, navires mixtes, porte-barges pour transport combiné fluvial/maritime). La conteneurisation permet les coûts les plus bas et offre un certain nombre d’avantages tels que la sécurité de la chaîne du froid, la traçabilité, la rapidité, les services et livraisons en porte à porte…

Le transport fluvial

Propre, silencieux, fiable, économe, le transport fluvial constitue une alternative durable au mode routier. Un convoi (un pousseur et deux barges) équivaut à 220 camions de moins sur la route ou entrant en ville. Le réseau français dispose de grandes réserves de capacité : des grands corridors, prolongements naturels des ports maritimes ou espaces de transport transeuropéens. Les infrastructures à grand gabarit peuvent sans aménagements nouveaux accueillir un trafic multiplié par quatre sur l’axe Seine, par huit sur le Rhône…

Économique par sa capacité de tonnage, fiable par la sûreté de ses acheminements et sa ponctualité, la voie d’eau propose des solutions adaptées aux nouvelles exigences en matière de transport : compétitivité pour des marchandises de gros volume (pondéreux, matériaux de construction, céréales…), fiabilité pour des logistiques plus pointues, comme le transport de conteneurs ou de matériaux dangereux. Considéré par 55 % des Français comme le plus respectueux de la nature, il apporte du même coup une réponse concrète aux orientations définies par le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

En plus des trafics des charbons, matériaux de construction, produits pétroliers et céréales, qui tous modes de transport confondus forment la majeure partie des marchandises transportées, s’est ajouté depuis quelques années le transport de produits finis ou semi-finis à haute valeur ajoutée : véhicules et produits de toute nature très souvent en provenance des ports maritimes…

La conteneurisation permet en effet le transport des boissons, de vêtements, d’ordinateurs, d’appareils ménagers… Les nouvelles réglementations en matière de traitement des ordures ménagères et des déchets industriels offrent également de belles perspectives de développement du transport fluvial. Ainsi, la voie d’eau transporte aujourd’hui tous les types de fret à l’exception des produits frais.

http://www.vnf.fr/vnf/faq.vnf?action=byType&type=transport

Le fret aérien

Le fret aérien est assuré par vols mixtes (fret et passagers) et vols cargo. En France, 55% du fret général voyage en vol mixte (soute d’une capacité de 25 à 35 tonnes). Le fret aérien nécessite des infrastructures aéroportuaires importantes (plateformes logistiques de stockage et d’éclatement sous température dirigée pour les produits périssables). Compte tenu de son coût élevé, le recours à ce mode de transport est intéressant pour des produits à forte valeur ajoutée et justifiant de délais de livraison courts.

http://www.rungisinternational.com/fr/bleu/enquetesrungisactu/TransportDeMarchandises629.asp