Les infrastructures de report modal en Paca

Les plateformes de transport combiné en Paca

La région Paca compte 5 plateformes de transport combiné rail-route, toutes situées dans l’Ouest de la région :

  • Le chantier de transport combiné rail-route du Canet à Marseille
  • Le chantier de transport combiné rail-route de Mourepiane
  • La plateforme de Clésud située sur les communes de Grans et Miramas
  • Les terminaux à conteneurs de Graveleau dont les faisceaux sont exploités par Eurofos et Seayard
  • La plateforme de transport combiné d’Avignon-Champfleury aujourd’hui saturée

Dans la configuration actuelle, une partie du territoire régional se situe hors du potentiel (théorique) des chantiers de transport combiné régionaux assurant du transport continental. Les Alpes-Maritimes et une partie du Var, qui constituent un important bassin de consommation mais dont les expéditions sont faibles, ne sont dans l’aire d’influence (théorique) d’aucun chantier de transport combiné.

De nouveaux travaux et aménagements ferroviaires à prévoir

L’association URVN FNE PACA considère que le report modal ne pourra s’opérer que si de nouvelles infrastructures ferroviaires sont créées et que l’existant est modernisé, notamment :

  • Réhabilitation de la ligne ferroviaire du val de Durance avec un débouché sous le Montgenèvre vers l’Italie : cette liaison Marseille-Turin offrira un accès direct au réseau européen de la plaine du Pô, et permettra le désenclavement des Alpes du Sud avec le report modal souhaité ;
  • Modernisation de la signalisation sur la ligne Fos-Vigueirat à réaliser au plus vite afin de permettre l’augmentation des capacités de cette ligne ;
  • Raccordement de Marseille à l’autoroute ferroviaire Perpignan-Bettembourg
  • Préservation du triage ferroviaire de Miramas et plus globalement des sites ferroviaires pouvant permettre de réorganiser à terme la logistique urbaine. Cet outil permettrait d’atténuer le déséquilibre des flux et d’organiser des navettes interbassins ;
  • Création de terminaux combinés permettant concrètement de pouvoir développer l’intermodalité et de faire jonction entre mer, terre et fleuve.

http://www.fnepaca.fr/objectifs-transport-mobilite-durable-en-paca_198.php

http://www.nosterpaca.org/article-les-transports-terrestres-autour-du-gpmm-des-propositions-de-l-urvn-fne-paca-108176223.html

Le projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LN PCA)

Ce projet fait partie de l’effort national et régional pour moderniser et développer le réseau ferroviaire. Conformément à la décision gouvernementale du 9 juillet 2013, le projet est désormais phasé selon 3 priorités : la priorité 1, qui concerne les nœuds ferroviaires marseillais et azuréen ; la priorité 2, consacrée aux tronçons Aubagne – Toulon et Est Var – Signe et enfin, l’ambition qui complète le projet dans son intégralité, avec les sections Toulon – Est Var et Nice – Italie.

À elles deux, les priorités 1 et 2 permettent d’assurer plus de 80% des gains de trafic escomptés avec le projet complet, et près de 90% des gains de temps avec moins de 75% de l’investissement nécessaire au projet. À l’horizon 2030, le traitement prioritaire des nœuds ferroviaires des agglomérations marseillaise et azuréenne permettra d’accueillir 8 millions de voyageurs supplémentaires chaque année, dont 7 millions dans les TER.

Afin d’éclairer les choix possibles de passage de trains de fret entre Marseille et l’Italie, avec une vocation de desserte à différentes échelles (locale, régionale, nationale, internationale), une étude sur le fret a eu pour objectif d’analyser :

  • Les flux de marchandises dans la région PACA, ainsi que les potentiels de reports modaux.
  • Les principaux enjeux de la mixité d’une ligne ferroviaire nouvelle et les incidences sur son exploitation et sa construction.

Par ailleurs, l’intérêt d’une mixité pour la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur a été évalué dans le cadre d’une stratégie plus globale de développement du fret international déployée au niveau national et européen et consistant à privilégier les corridors prioritaires RTE-T (Réseau TransEuropéen de Transport).

Chiffres clés

  • 81 millions de tonnes constituent le trafic routier de marchandises dans l’Est de la région PACA.
  • 3/4 du trafic routier franchissant la région PACA s’effectuent entre la péninsule Ibérique et le nord de l’Italie (Émilie-Romagne, Lombardie, Piémont et Vénétie).
  • 4 à 5 trains de fret circulent actuellement en moyenne chaque jour par sens entre Marseille et Vintimille. En 2023, ce sera au maximum 20 trains dans les deux sens, soit moins de 4% de l’ensemble des circulations à cet horizon.

Les résultats

  • Dans l’Est de la région PACA, la grande majorité (68%) des trafics routiers de marchandises sont des trafics de courtes et moyennes distances internes à la région PACA, le mode ferroviaire étant beaucoup plus adapté aux liaisons longue distance. Le passage à 4 voies est la condition d’une amélioration durable de la capacité du système.
  • Concernant le trafic routier de transit (23%), les ¾ des flux sont des trafics en provenance du nord de l’Italie à destination de la péninsule ibérique. Ainsi, à l’horizon 2023 et au-delà, le report du trafic routier se fera principalement vers le mode ferroviaire via les passages nord alpins, dont la capacité d’accueil de trafic sera fortement augmentée dans les prochaines années avec l’amélioration de l’accès ferroviaire via Modane en raison de la densité urbaine et des enjeux naturels et des contraintes règlementaires.
  • Toutefois, le report d’une partie du trafic sur le fer pourrait être réalisé sur l’axe Marseille-Vintimille via la ligne classique existante grâces aux sillons libérés par le report partiel du trafic voyageurs sur la ligne nouvelle à l’horizon 2023, en favorisant par exemple les trafics de desserte locale de la Côte d’Azur. Ce projet sera réalisé prioritairement dans les secteurs ferroviaires les plus chargés, et en particulier pour permettre la désaturation des nœuds ferroviaires de Marseille et de Nice.

http://www.lignenouvelle-provencecotedazur.fr/pages/les-etudes-d-approfondissement