Quel engagement public en faveur du report modal ?

Le report modal consiste à reporter un trafic de passagers ou de fret d’un mode de transport fortement émetteur important de carbone et de particules, généralement la route, vers des moyens plus respectueux de l’environnement. Pour le transport de marchandises*, la loi a fixé l’objectif d’une part du non-routier et du non-aérien de 25 % à l’échéance de 2022.

Lancé en septembre 2009, l’engagement national pour le fret ferroviaire visait à redynamiser le fret ferroviaire à partir de 8 mesures:

  • Créer un véritable réseau d’autoroutes ferroviaires cadencées en France afin de mettre des camions sur les trains ;
  • Aider massivement le développement du transport combiné afin de mettre plus de conteneurs sur les trains ;
  • Développer les opérateurs ferroviaires de proximité : créer des PME ferroviaires pour desservir les territoires et les zones portuaires avec des organisations légères et adaptées ;
  • Développer le fret ferroviaire à grande vitesse entre les aéroports en utilisant des lignes à grande vitesse en dehors des heures de pointe pour le transport de marchandises ;
  • Créer un réseau à priorité d’utilisation fret, dit réseau orienté fret (ROF) ;
  • Supprimer les goulets d’étranglement, notamment pour l’agglomération lyonnaise et entre Nîmes et Montpellier, principaux points de congestion du réseau ferré national ;
  • Améliorer la desserte ferroviaire des grands ports français, condition essentielle de leur développement ;
  • Moderniser la gestion des sillons par une amélioration des temps de parcours et du respect des horaires des trains de fret.

Il correspondait à un investissement public global spécifique de plus de 7 milliards d’euros d’ici 2020, en complément des engagements du Grenelle de l’environnement et du contrat de performance de RFF (aujourd’hui SNCF Réseau) de 13 milliards d’euros. Au-delà de l’engagement national pour le fret ferroviaire, d’autres mesures avaient pour objectif de favoriser le report modal du transport routier de marchandises vers des modes plus économes et moins émetteurs :

  • le développement des autoroutes de la mer, qui constituent une offre de transport construite autour d’une liaison viable régulière et fréquente ;
  • la réforme des ports (loi n° 2008-860 du 4 juillet 2008) dans le but d’améliorer leur compétitivité, leur capacité et leur desserte multimodale ;
  • la modernisation du réseau fluvial, dans le cadre du contrat d’objectifs et de performance avec Voies navigables de France.

*Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Report-modal-du-transport-de.html

Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.