Glossaire

Elaboré par des professeurs du CRET-LOG, laboratoire de recherche en supply chain de l'université d'Aix-Marseille II, le Lexipro recense les mots fondamentaux de la logistique et leur redonne leurs sens premier.

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Activity based costing (abc)

Voir comptabilité par activités

Activity based management (abm)

Voir Management par les processus.

Advanced order management (aom)

Application informatique, composante des progiciels de SCE*, soutenant la gestion et le traitement administratifs des commandes et des promotions.

Advanced planning and scheduling (aps)

Progiciel permettant de planifier les flux physiques de la dyade fournisseur-producteur à partir des données (issues des ERP* par exemple) générées par chacun des acteurs.

Allée de circulation

Espace de circulation autre que les allées de service*.

Allée de service

Espace de circulation situé entre deux rangées* et permettant le déplacement des différents engins de manutention et l’accès aux travées*.

Allotissement

Mode de préparation de commandes* consistant à prélever tous les articles d’une même référence ou d’une même zone de stockage avant de les affecter aux différentes commandes en cours de constitution (palette, rolls). L’allotissement se distingue de la préparation en rafale* par le fait que ce sont plusieurs préparateurs qui traitent une même commande client.

Alvéole

Espace de stockage délimité par des lisses* et des échelles*.

Amdec (analyse des modes de défaillance, de leurs effets et criticité)

Procédure militaire (MIL – P – 1629) développée par l’armée américaine à la fin des années 40 qui consiste, dès la phase de conception d’un produit ou système complexe, à identifier et à hiérarchiser en fonction de leur criticité les causes de défaillances possibles relatives aux composants ou processus de fabrication, afin de les éliminer ou d’en réduire les effets potentiels.

Application services provider (asp)

Activité de location d'applications informatiques en ligne, accompagnée généralement d'un ensemble de services (conseil, formation par exemple) proposés par l'éditeur de progiciels ou la SSII et soutenant la mise en place et l'utilisation de l'application proposée.

Article de point de stock

Unité de manutention ou de stockage identifiée par un code.

Autoroutes de la mer

Voir short sea shipping

Available to order (ato)

Fonctionnalité essentielle des ERP*, synthèse de l’ATP (Available To Promise) * et du CTP (Capable To Promise)*, l’ATO permet de déterminer si une commande (référence, quantité, date requises par un client) pourra être livrée compte tenu du stock disponible et des délais de fabrication.

Available to promise (atp)

Fonctionnalité essentielle des ERP*, l’ATP permet d’effectuer une projection de la disponibilité à venir des références en intégrant en temps réel les modifications liées à une commande spécifique. Cette fonctionnalité permet ainsi de s’engager ou non à servir un client (références, quantités et délais).

Benchmarking

Démarche d'apprentissage qui consiste, à l’origine, à observer et à analyser la conduite de certains processus par une entreprise issue d'un domaine d'activité différent mais aux problématiques comparables. Par extension, le benchmarking désigne maintenant la démarche visant à comparer les performances atteintes par l'entreprise sur un processus donné (par exemple le processus logistique) à celle du leader de son domaine d'activité.

Bilan carbone ©

Le bilan carbone© est une méthode de diagnostic conçue et déposée par l'ADEME qui la définit comme "une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre à partir de données facilement disponibles pour parvenir à une bonne évaluation des émissions directes ou indirectes induites par une activité ou un territoire. Elle s'applique à toute activité : entreprises industrielles ou tertiaires, administrations, collectivités et même au territoire géré par les collectivités". Pour les entreprises, trois approches sont possibles. L’approche interne concerne les émissions directement et uniquement liées au processus de production et au chauffage des locaux. L’approche intermédiaire élargit l’évaluation en intégrant en sus des émissions internes, celles produites par les fournisseurs d’énergie auprès desquels l’entreprise s’approvisionne, ainsi que celles liées aux déplacements des marchandises en interne (logistique de production*) et vers les clients (logistique de distribution*), des salariés (pour se rendre au travail ou dans le cadre de leur travail) et des clients se rendant sur le site de l’entreprise. Enfin, l’approche globale, plus conforme aux intentions ultimes du développement durable concerne les émissions liées à l’ensemble des activités, entités (sites de production, stockage…) et entreprises composant la chaîne logistique (depuis l’approvisionnement jusqu’à sa fin de vie). Cette dernière approche permet ainsi de guider les choix de l’entreprise dans des domaines aussi variés que le choix des matériaux, des fournisseurs, des emballages, des modes de transport…

Buffer, stock tampon

Voir stock de sécurité.

Business process reingeneering (bpr), reconfiguration des processus

Démarche pragmatique de réorganisation des activités de l'entreprise fondée sur l'identification et l'analyse des processus ayant un impact significatif sur les objectifs stratégiques à atteindre.

Cahier des charges

Document écrit associé au contrat commercial formalisant les obligations (réglementaires, administratives, techniques, de sécurité...) des parties en présence (un industriel et son prestataire de services logistiques* par exemple).

Canal de distribution

Ensemble d'entreprises intervenant de façon séquentielle dans le transfert des produits ou services du producteur au client final. On distingue classiquement le canal transactionnel qui renvoie aux opérations d’échanges commerciaux entre les partenaires et le canal logistique lié aux opérations physiques.

Capable to promise (ctp)

Méthode qui consiste à déterminer si une commande (référence, quantité, date) pourra être livrée compte tenu des délais de fabrication.Fonctionnalité essentielle des ERP*, le CTP permet, à partir d’une demande spécifique (références, quantités et délais requis par un client), d’effectuer une projection sous contraintes (délais d’approvisionnement des matières, capacités des équipements de production et main d’œuvre disponible) de la chaîne de fabrication. Cette fonctionnalité permet ainsi de s’engager ou non à servir un client (références, quantités et délais).

Carry across

Méthode de production consistant à réutiliser, sans les modifier, des composants, modules ou lignes de production déjà employés pour un produit fini différent. Ce type de processus, notamment utilisé par les équipementiers ou constructeurs automobiles, permet de limiter les coûts de développement.

Carry over

Méthode de production consistant à réutiliser, en les adaptant, des composants, modules ou lignes de production déjà employés pour un produit fini différent. Ce type de processus, notamment utilisé par les équipementiers ou constructeurs automobiles, permet de limiter les coûts de développement.

Cartographie des flux de valeur (value stream mapping)

Démarche de modélisation des processus logistiques qui permet d’identifier les flux de création de valeur. Toutes les activités sont prises en compte afin d’identifier, à partir d’un certain nombre d’informations associées (délai de réalisation, quantités, qualité, niveaux des stocks, temps d’attente...), celles qui ne sont pas créatrices de valeur et sur lesquelles l’entreprise peut agir afin de réduire les coûts (surproduction, temps d’attente, sur-stocks, non-qualité...). Cette cartographie constitue la première étape des démarches de lean management* et de lean logistics*.

Category management, management par catÉgories

Développé initialement par les distributeurs en vue d’améliorer la gestion de leurs points de vente (aspects marketing), le Category Management désigne aujourd’hui une démarche de collaboration entre un industriel et un distributeur pour gérer globalement des ensembles de produits et/ou services (appelés "univers") hétérogènes mais considérés comme complémentaires par le consommateur (l'univers bébé regroupe par exemple aliments et articles de puériculture).

Certificat d’aptitude à la conduite d’engins en sécurité (caces r 389 pour les caristes)

Certificat validant la capacité d’une personne à appliquer les règles de sécurité liées aux opérations de conduite de chariots élévateurs*, à effectuer les opérations de manutention prescrites et à assurer l’entretien courant du matériel. Ce certificat comprend 6 catégories qui correspondent au type de matériel utilisé : - Catégorie 1 : Transpalettes à conducteur porté et préparateurs de commandes au sol (levée inférieure à 1 mètre), - Catégorie 2 : Chariots tracteurs, chariots à plateau porteur, - Catégorie 3 : Chariots élévateurs en porte à faux de capacité inférieure ou égale à 6000 kg (avec un complément de formation pour les chariots embarqués), - Catégorie 4 : Chariots élévateurs en porte à faux de capacité supérieure à 6000 kg (avec un complément de formation pour les chariots spéciaux), - Catégorie 5 : Chariots élévateurs à mât rétractable (avec un complément de formation pour les chariots bi et tri directionnels, à prise latérale, à poste de conduite élevable), - Catégorie 6 : Transport, déplacement, chargement, déchargement, essais (conduite hors production).

ChaÎne logistique

Ensemble des entreprises interdépendantes (considérées comme les différents maillons de la chaîne) se coordonnant dans la réalisation des activités (approvisionnement, production et distribution) pour assurer la circulation des produits ou services de leur conception à leur fin de vie (service après vente et logistique de retrait).

Chantier de transbordement

Zone équipée de portiques de manutention permettant de réaliser les opérations de transferts des caisses mobiles ou des conteneurs d’un mode de transport (route par exemple) à un autre (ferroviaire par exemple).

Chargeur

Entreprise (industrielle, commerciale, prestataire de services logistiques) qui confie sa marchandise à un transporteur ou à un commissionnaire de transport afin que ce dernier réalise pour son compte les opérations de transport demandées dans les conditions (coût, fiabilité, délai…) qu’il aura préalablement définies.

Chariot agv ou véhicule à guidage automatique

Engin de manutention permettant le déplacement des charges à partir d’un système de guidage automatique. Il existe deux systèmes de guidage : le filoguidage* et le guidage laser*, plus récent. L’informatique embarquée gère les fonctions internes de l’engin telles que le guidage, le contrôle des outils, la sécurité ou la communication qui s’effectue par radio avec le centre de pilotage.

Chariot Élévateur

Engin polyvalent de manutention des unités logistiques (à propulsion électrique ou thermique) souvent équipé de fourches ou d’accessoires plus sophistiqués (bras à quadrants, pinces…) pour des manutentions spécifiques (voir CACES*). Ces engins peuvent être automatisés (filoguidés, optiguidés) et se déplacer ainsi sans l’intervention de caristes.

Chemin de préparation

Itinéraire physique de préparation de commandes* organisé afin de limiter les mouvements des préparateurs, de réduire le risque d’erreur et de fluidifier l’ensemble des déplacements au sein de la zone de préparation.

Chronoanalyse

Méthode qui consiste à chronométrer les temps consacrés à la réalisation des différentes tâches ou activités logistiques (manutention,…). La chronoanalyse est par exemple utilisée dans la définition des Standards de Manutention de Base*.

Ckd (completely knock down) :

Méthode de production qui consiste à fabriquer un produit industriel sans procéder à l’assemblage final. Les pièces détachées ainsi fabriquées sont regroupées dans des caisses, correspondants à un produit fini, avant d’être expédiées vers une usine d’assemblage. Cette méthode est utilisée dans le cas d’exportation vers des usines d’assemblage pour des marchés locaux.

Classification 20/80

Méthode de classification des produits utilisable en gestion des stocks, fondée sur la détermination de deux classes. La première regroupe 20% des références qui contribuent à 80% de la valeur du stock et bénéficie des méthodes de gestion les plus fines.

Classification abc

Méthode de classification des produits utilisable en gestion des stocks fondée sur la détermination de trois classes. La classe A regroupe 10 à 20% des articles représentant environ 80% de la valeur du stock et pour lesquels seront mises en place les méthodes de gestion les plus fines. La classe B regroupe 15 à 20% des articles représentant environ 15% de la valeur. La classe C englobe les articlesrestants (entre 60 et 75% des références) dont la valeur est d'environ 5% et qui feront l'objet d'une moindre surveilance.

Co-managed inventory (cmi)

Voir Gestion partagée des approvisionnements, (GPA).

Co-manufacturing, co-production

Collaboration entre plusieurs entreprises qui vise à s’appuyer sur les compétences spécifiques de chaque entreprise pour réaliser en commun un produit final. Les tâches ainsi réalisées vont de la conception produit à la fabrication et l’assemblage. Ces opérations à valeur ajoutée sont parfois confiées à des prestataires de services logistiques* notamment lorsqu’elles s’intègrent dans les opérations de manipulation des flux qui lui sont confiées. Ainsi, il peut s’agir de pré-manufacturing dans le cadre des opérations effectuées lors de la phase d’approvisionnement ou de post-manufacturing lors des phases d’acheminement ou de distribution des produits.

Co-packing

Opération de conditionnement, souvent réalisée par le prestataire logistique* dans une zone dédiée de l’entrepôt, qui consiste à assembler sous un même emballage, soit des produits différents (par exemple associer à un ancien produit un échantillon d’un nouveau produit), soit des produits identiques (dans le cas d’offres promotionnelles par exemple).

Collaborative planning and forecasting replenishment (cpfr)

Marque déposée par le VICS (Voluntary Interindustry Commerce Standards) en 1996 désignant une démarche de collaboration et d’intégration des processus de prévision et de planification entre clients et fournisseurs. Si un certain nombre d’opérations tests ont été réalisées dans le domaine des produits de grande consommation entre industriels et distributeurs, elle commence aussi à être utilisée entre entreprises industrielles. L’objectif est d’échanger, entre entreprises partenaires, des informations sur les écoulements de produits et leur anticipation afin que les entreprises (distributeurs, industriels, fournisseurs…) puissent synchroniser leurs plans d’opérations. Cette démarche intègre aussi le flux d’information de l’amont vers l’aval afin de prendre en compte les contraintes industrielles.

Comptabilité par activités (abc)

Méthode de calcul des coûts développée aux Etats-Unis à la fin des années 80. Elle s’appuie sur la notion de processus et considère que le coût de revient d’un bien, d’un service ou d’un couple produit / service est la somme des coûts des activités (consommatrices de ressources matérielles, financières, humaines…) constitutives de ce processus. Ancrée sur la notion de processus, cette méthode permet une meilleure traçabilité des charges et s’inscrit naturellement dans le cadre des démarches de pilotage du processus logistique et des activités reliées grâce au management par les processus* (ABM).



Computer aided acquisition and logistics support maintenant continuous acquisition and life cycle support (cals)

Démarche développée par le département américain de la Défense et transférée aux entreprises, comprenant règles, outils de modélisation et applications informatiques (par exemple, les ERP*) permettant de tracer et d'optimiser les flux de produits depuis leur conception jusqu'à leur fin de vie.

Continuous replenishment program (crp)

Démarche de gestion des stocks en collaboration entre industriels et distributeurs développée dans le cadre de l'ECR*. A partir de la définition d'un programme de réassortiment continu, les deux partenaires échangent par EDI* les informations concernant les commandes et les mouvements des stocks pour permettre au fournisseur d'effectuer les réapprovisionnements des entrepôts du distributeur. Sur le même modèle, la gestion des stocks peut être confiée à un tiers, c'est-à-dire à un prestataire de services logistiques*.

Convoyeur

Système de manutention continue*, motorisé ou non, permettant le déplacement d’unités logistiques* isolées (du colis à la palette*) grâce à différentes techniques telles que les bandes, les chaînes ou les rouleaux.

Corridor ferroviaire

Itinéraire entre les grands centres ferroviaires internationaux permettant un acheminement rapide et direct de trains complets de marchandises. Les opérateurs de transport ont un libre accès à ces itinéraires transeuropéens et, désormais, transcontinentaux qui favorisent le report modal.

CoÛt de circulation ou coÛt de mouvement

Ensemble des charges liées à la circulation des produits entre les différentes entités de la chaîne logistique* (exemple : transport d'approche, transport interne au site de production, manutention...).

CoÛt de possession du stock

Ensemble des charges liées au financement et à la tenue des stocks (assurances et taxes diverses…) et aux risques sur stock (dégâts, vols...).

CoÛt de remplacement

Voir NIFO.

Coût du cycle de vie – life cycle cost

Ensemble des charges afférentes aux différentes activités réalisées depuis la conception jusqu’au démantèlement et/ou recyclage d’un équipement.

CoÛt d’entreposage

Ensemble des charges afférentes aux différentes activités réalisées au sein d'un entrepôt : charges directes et indirectes de personnel, coût de fonctionnement des systèmes d'information, amortissement des installations immobilières et mobilières…

Coût global de possession

Ensemble des charges afférentes à l’acquisition, à l’exploitation et au maintien en conditions opérationnelles* d’un équipement.

CoÛt unitaire moyen pondÉrÉ (cump)

Méthode de valorisation des sorties de stock qui consiste à calculer la valeur moyenne unitaire des articles en stock en établissant le rapport entre la valeur du stock et les quantités stockées.

CoÛts logistiques

Ensemble des charges liées au coût de possession du stock*, aux coûts d'entreposage* et aux coûts de circulation ou de mouvement* des produits.

Cross-docking

Démarche de réduction des stocks préservant la disponibilité du produit en linéaire passant par l'éclatement des lots sur la plate-forme du distributeur (intermediate handling cross-docking) ou la constitution de conditionnements magasins par l'industriel (pre-packed cross-docking) avant une re-consolidation par magasin.

Customer relationship management (crm), gestion de la relation client

Démarche marketing de fidélisation de la clientèle d'une entreprise soutenue par des ressources humaines (centres d'appel...), technologiques (courriers électroniques...) et financières permettant de conserver, actualiser et interpréter l'ensemble des données afférentes à un client ou à un prospect, d'automatiser des tâches marketing (publipostage...) et de gérer les relations avec les consommateurs (clubs de clientèle, cartes de fidélité...).

Customisation (personnalisation)

Démarche qui consiste à concevoir une solution spécifique aux attentes d’un client en matière de : - Réalisation d’une ou plusieurs opérations commerciales (prise de commande…),productives (pré ou post-manufacturing*) ou logistiques (co-packing*…), - Conception « sur mesure » d’une organisation logistique (cf. activité d’ingénierie des « 5PL »*).

Data warehousing, entreposage de donnÉes

Système informatique de stockage global de données de gestion de formats et d’origines diverses comprenant en général une application interprétative de data-mining*.

Datamining, extraction de donnÉes

Application informatique permettant de structurer, analyser et interpréter automatiquement les données stockées dans l’entrepôt de données (data warehouse*) de sorte à obtenir des informations porteuses de valeur ajoutée pour alimenter le processus de décision de l’entreprise.

Dernier entrÉ premier sorti

Voir LIFO.

Développement durable

L'expression "sustainable development" est apparue dès 1980 dans un ouvrage intitulé "World Conservation Strategy" présenté par l'IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Repris par le rapport Brundtland en 1987, le terme a été consacré par le Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, 1992) et renvoie à un développement qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Trois dimensions sont alors à prendre en compte dans les stratégies de développement durable : économique, sociale et environnementale.

DiffÉrenciation retardÉe, postponement

Méthode de production qui consiste à standardiser au maximum les opérations de fabrication (pour réduire les coûts unitaires de production, le volume des stocks et en-cours) en différant le plus tard possible la différenciation des produits. Lorsque ces opérations de différenciation du produit sont confiées à un prestataire de services logistiques* on parle de post-manufacturing*.

Dispatching

Activité consistant à répartir les éléments d’un même ensemble vers différentes destinations. On peut alors parler de dispatch des commandes à préparer entre plusieurs préparateurs, de dispatch des colis d’une palette vers divers lieux de stockage …

Distribution resource planning (drp)

Voir planification des ressouces de distribution.

Donneur d’ordres

Entreprise (industrielle, commerciale ou de services), qui dans le cadre d’un processus d’externalisation, confie la réalisation opérationnelle de tout ou partie de ses activités logistiques à un prestataire de services logistiques*. Le degré de pilotage stratégique et tactique conservé par le donneur d'ordre sur ses chaînes logistiques* dépend du type de prestataire (3PL*, 4PL*…) mobilisé.

E-procurement

Démarche de gestion des achats et des approvisionnements au moyen des technologies internet. Cette démarche est initialement développée par une seule entreprise (« solution propriétaire ») mais peut évoluer vers un modèle partagé dans le cadre des places de marché*.

E-« x »

Application de l’activité ou du processus « X » considéré au domaine des échanges électroniques. Par exemple, la e-logistique désigne les solutions logistiques mises en place dans le cadre du e-commerce.

Ean-128 ou codification de l’unitÉ commerciale (ou logistique)

Symbole code à barres identifiant l’unité de commande, de livraison et de facturation entre les partenaires commerciaux. L’EAN-128 est le code utilisé en gestion des stocks et de l’entreposage. Une unité commerciale ou logistique identifiée par un EAN-128 (par exemple un colis) comprend plusieurs unités consommateur identifiées par un EAN-13*.

Ean-13 ou codification de l’unitÉ consommateur

Symbole code à barres identifiant le produit destiné à l’utilisateur ou au consommateur final. L’EAN-13 est le code figurant sur le produit (unitaire ou par lot) présent dans les linéaires.

Échange de formulaires informatisÉ (efi)

Solution informatique visant à rendre la technologie EDI* plus accessible. La « station » EFI émet et reçoit des messages EDI* via Internet et convertit ces données codifiées en formulaires (par exemple un document de transport) grâce à un programme de visualisation.

Échelle

Structure métallique constituant le palettier*. Les échelles sont composées de pieds, montants verticaux, traverses horizontales et diagonales. Le terme échelle est souvent employé pour désigner plus simplement les montants verticaux du palettier* qui délimitent les travées*.

Eco-conception

Démarche qui prend en compte, dès la phase de recherche et développement, les problématiques de réduction des impacts environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie (de l’approvisionnement des matières premières jusqu’à leur récupération, recyclage ou élimination en fin de vie). Ainsi, l’utilisation de matériaux plus respectueux de l’environnement (réduction des déchets en augmentant le taux de recyclage) et la réduction de la consommation de ressources (énergie non renouvelables notamment, eau…) et des rejets nuisibles (émission de gaz à effets de serre, pollution des nappes phréatiques…) sont au c?ur de cette démarche. Dans ce cadre, l’éco-logistique* se préoccupe à la fois de la conception de chaînes durables et de la ré ingénierie des chaînes existantes via notamment la réduction des impacts environnementaux liés à l’entreposage et au transport durant tout le cycle de vie du produit (approvisionnement, production, distribution, SAV et gestion des retours, récupération, recyclage et élimination en fin de vie).

éco-logistique

Démarche de réduction des nuisances environnementales générées par la réalisation des activités logistiques tout au long de la chaîne logistique*. Intégrant les préoccupations écologiques et de développement durable, les actions pionnières d’éco-logistique ont été conduites dans le cadre de la logistique inversée* avant d’être étendues au transport (choix de modes de transport, taux de remplissage…) puis à l’ensemble des activités depuis la conception (emballages…).

Edifact-ean com

Désigne l'un des langages de communication standard utilisé lors des échanges EDI*

Effet bullwhip (nerf de bœuf ou coup de fouet) – effet forrester

Mécanisme de déformation de l’information qui se manifeste dans le cadre d’une chaîne logistique et fait réagir, de façon croissante, les acteurs se trouvant en amont de cette chaîne. Cet effet se concrétise dans la constitution de stocks toujours plus important chez les fournisseurs qui interprètent parfois exagérément des micros variations au niveau des consommateurs.

Efficient consumer response (ecr), rÉponse optimale au consommateur

Démarche de coopération entre entreprises industrielles et distributeurs dont l’objectif est d’accroître la satisfaction client tout en améliorant la performance économique des entreprises qui y concourent. L’ECR cherche à optimiser l’assortiment des points de vente et à améliorer la performance des actions promotionnelles en s’appuyant sur l’utilisation de techniques ou outils spécifiques :

Electronic data interchange (edi), Échange de donnÉes informatisÉ

Echange de données formatées entre les différentes applications des systèmes informatiques des partenaires (d'ordinateur à ordinateur). Cet échange s’appuie sur la mise en place de langages communs (standard EDIFACT* par exemple) et l’utilisation de voies de télécommunication.

Embranchement particulier

Voir Installation Terminale Embranchée (ITE).

Empileur/dÉpileur

Appareil de manutention automatique notamment utilisé pour charger, stocker et/ou distribuer des palettes vides sans intervention manuelle.

Empreinte écologique

L’environnement est l'un des trois piliers du développement durable. Afin d’évaluer les impacts environnementaux des activités humaines, l'empreinte écologique est un indicateur qui estime les surfaces nécessaires pour satisfaire les besoins humains en fonction du mode de vie et de l’intensité de ressources utilisées pour chaque unité de biens et de services. Sont ainsi prises en compte les surfaces bâties (infrastructures diverses et logements), les surfaces de forêt (bois de chauffage…), les zones de pêches, les prairies et pâturages, les terres cultivées, ainsi que les surfaces nécessaires à l’absorption du CO2 issu de la combustion des énergies fossiles (décrémentées de la quantité absorbée par les océans) et à l’absorption des déchets, leur stockage et leur traitement.

Enterprise resource planning (erp), progiciel de gestion integrÉ

Application informatique permettant l’intégration de l’ensemble des flux d'informations relatifs à la gestion des différentes fonctions de l’entreprise (module comptable, module de gestion de production, module commercial, module logistique).

Entreposage de donnÉes

Voir Data warehousing.

Entrepôt vert

La réduction de la consommation de ressources non renouvelables, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre est au c?ur de la construction et du fonctionnement de ces nouveaux entrepôts. Ces objectifs se traduisent notamment par l’utilisation de matériaux de construction plus respectueux de l’environnement (le bois par exemple), des installations moins consommatrices de ressources (système de récupération des eaux de pluies, panneaux solaires…) et des aménagements extérieurs réduisant la pollution visuelle (plantations).

Entreprise application integration (eai), integration des applications de l'entreprise

Outils et méthodes qui permettent d'instaurer des échanges entre des applications non conçues initialement pour communiquer. L'EAI permet, à partir d'une modélisation des échanges entre les applications, de traduire les données pour les rendre utilisables par l'application destinataire et de les "router" correctement par le biais notamment des logiciels de Middleware*. L'EAI a été initialement développé en interne pour faire communiquer les applications composant le système d'information d'une entreprise, il désigne aussi aujourd'hui les logiciels dévelop-pés dans le cadre du BtoB qui permettent de faire communiquer, par le biais d'internet et des langages XML, des applications appartenant aux systèmes d'information de différents partenaires.

Epc (electronic product code)

Code électronique unique permettant l’identification d’un objet. Ce code peut par exemple constituer l’information envoyée par un marqueur RFID* afin de garantir la traçabilité* de l’objet. Le principe réside dans la création pour chaque objet d’une codification combinant une double identification : par référence produits (code GTIN* ou EAN*), et individuelle par l’ajout d’un numéro sériel. L’étiquette radio-fréquence*, ainsi standardisée, ne contient que l’identifiant unique de l’objet permettant de récupérer des informations dans les bases de données qui lui sont associées. Le protocole EPC, initié par AutoID Center, laboratoire du MIT (Massachusetts Institute of Technology) et développé par EPCGlobal en collaboration avec ISO, vise ainsi à promouvoir un standard pour le secteur de la grande distribution afin d’améliorer la traçabilité* des produits.

Espace de livraison de proximité (elp)

Initié afin de fluidifier les déplacements urbains, les ELP permettent de stationner les véhicules de livraison sans gêne à la circulation tout en bénéficiant d’une main d’œuvre complémentaire pour accélérer les opérations (déchargement et livraisons).

Espace logistique urbain (elu)

Initié afin d’améliorer les déplacements urbains en intégrant les problématiques du développement durable, les ELU permettent de massifier les flux entrants dans les communes avant un dispatching* vers les différents points de livraison, en particulier les espaces de livraison de proximité*, idéalement avec des véhicules écologiques fonctionnant au gaz ou à l’électricité. A titre d’exemple, la ville de Paris a engagé quatre projets d’ELU : deux à proximité des gares pour une massification des flux ferroviaires et deux fluviaux (Seine et canal Saint-Martin).

Étiquette de radio frÉquence

Voir Etiquette intelligente.

Étiquette intelligente encore appelée « tag » ou Étiquette de radio frÉquence

Etiquette programmable et ré-enregistrable lue sans contact grâce à l’utilisation de l’identification radio-fréquence (RFID).

Externalisation

Décision d'entreprise consistant à confier à un tiers (par exemple, un prestataire de services logistiques*) la réalisation d'activités précédemment assurées en interne. Initialement, les chargeurs (entreprises industrielles ou commerciales) ont externalisé le transport, avant de confier progressivement des prestations logistiques à plus forte valeur ajoutée (co-packing* par exemple).

Extraction de donnÉes

Voir Data mining.

Feeder

Navires de taille réduite effectuant la desserte de ports secondaires non directement desservis par les grands navires de ligne.

Feedering

Desserte maritime réalisée par des feeders* entre les ports desservis directement par les grands navires de lignes et les ports de taille réduite. Il s’agit généralement de cabotage de courte distance.

Fefo (first expired, first out)

Méthode de gestion physique des stocks qui consiste à sortir les produits en fonction de leur date limite de consommation (DLC). En fonction des exigences des magasins concernant le nombre de jours minimum restants entre la livraison des produits en magasin et la DLC des produits à livrer, on détermine en entrepôt une date limite de préparation.

Ferroutage

Technique qui consiste à charger une unité de transport intermodale* (ensemble routier, caisses mobiles ou conteneur) sur un train afin d’effectuer le transport principal par voie ferroviaire tandis que la desserte de proximité est réalisée par la route. Deux solutions sont alors possibles : la première consiste à charger sur des trains spéciaux des ensembles routiers (tracteur et remorque) accompagnés de leurs chauffeurs. Cette technique est aussi appelée « transport accompagné* ». La seconde concerne le transfert de conteneurs ou de caisses mobiles d’un mode de transport à l’autre et leur acheminement. Cette technique aussi appelée « transport combiné* » nécessite des chantiers de transbordement*.

Fifth party logistics

Voir Prestataire de services logistiques.

Filoguidage

Système de guidage automatisé d’engins mobiles de manutention fonctionnant à partir d’un fil noyé dans le sol qui, en émettant des fréquences adaptées, indique à l’engin le circuit à effectuer.

First in first out (fifo), premier entrÉ premier sorti

Méthode de valorisation comptable des sorties de stocks qui consiste à "extraire" les articles dans l'ordre où ils sont entrés. Cela conduit à une individualisation fictive des lots sur la fiche de stock et, en période d'inflation, à des coûts de sortie plus faibles et donc des résultats analytiques gonflés.

Flowcasting

Démarche de pilotage global des flux d’une supply chain* qui s’appuie sur une prévision de vente, qualifiée d’atomique, réalisée à partir des sorties de caisse par SKU* et par magasin sur une période de 12 mois. Ainsi, le pilotage collaboratif de la chaîne logistique, développé dans le cadre de la gestion partagée des approvisionnements* (GPA), ne se limite plus à une prévision partagée établie à partir des données agrégées au niveau des entrepôts de distribution mais sur la base des ventes réelles par magasin. Cette méthode, développée par Henri Martin, permet en fiabilisant les prévisions de vente sur un horizon de 12 mois, d’améliorer la performance globale de la chaîne en synchronisant les besoins de ses différents maillons (réapprovisionnement des magasins, planification transport et logistique, planification de la production et des approvisionnements des fournisseurs).

Flux poussÉs

Modèle de pilotage des flux qui consiste à partir d’une prévision de la demande sur les marchés de l’entreprise, à établir un plan de production permettant d’y répondre. A partir de ce plan de production, les programmes directeurs de production* et d’approvisionnement* sont définis de manière à créer le moins de stocks possible (stock minimum) et à éviter les ruptures.

Flux synchrones

Modèle de pilotage des flux qui consiste à coordonner l’approvisionnement des différents composants (provenant éventuellement de différents fournisseurs) selon leur ordre d’utilisation sur la chaîne de production. Ce modèle de gestion, utilisé notamment dans l'industrie automobile, permet de livrer au dernier moment les quantités justes nécessaires aux différents postes de travail.

Flux tendus

Modèle de pilotage en flux tirés dans lequel les quantités produites correspondent au plus juste à la demande du marché. Le Juste-à-Temps* est un modèle de pilotage en flux « hyper-tendus ».

Flux tirÉs

Modèle de pilotage des flux qui consiste à déterminer les quantités à produire ou à assembler à partir de la demande (commandes fermes) de manière à la satisfaire immédiatement. Les flux tirés, dont l’objectif principal est de supprimer les coûts engendrés par la possession de stocks à tous les niveaux de la chaîne logistique, peuvent être plus ou moins tendus* en fonction de la marge de sécurité fixée par l’entreprise.

Fonction logistique

Entité organisationnelle de l'entreprise en charge de tout ou partie de la conception et/ou mise en actes des activités liées à la logistique.

Formule de wilson

Voir Quantité économique de commande

Fourth party logistics

Voir Prestataire de services logistiques.

Galileo

Système européen de radionavigation par satellites. Lancé en 2005, Galileo sera à terme composé de trente satellites et sera plus fiable et précis (1 mètre contre 10 à 100 mètres) que son concurrent américain GPS* avec lequel il sera inter opérable. Moins orienté vers le militaire que le GPS, Galileo aura cinq services : un service ouvert, un service commercial, un service public réglementé, un service de sauvegarde de la vie et un service de recherche et de sauvetage.

Gerber

Opération qui consiste à empiler des unités logistiques (colis, palettes, conteneurs…).

Gerbeur

Engin de manutention muni d’une fourche permettant d’empiler des unités logistiques (notamment des palettes*) les unes sur les autres. Un gerbeur peut être à déplacement manuel, à conducteur porté assis ou debout ou avec conducteur accompagnant c'est-à-dire se déplaçant en marchant en même temps que l’engin.

Gestion calendaire des stocks

Politique de réapprovisionnement à date et quantité fixes : les quantités livrées peuvent se rapprocher de la quantité économique de commande* ou correspondre à une livraison partielle d'un contrat annuel.

Gestion de la relation client

Voir CRM

Gestion électronique de documents (ged)

Mode de gestion des documents qui substitue à un traitement physique / manuel, un traitement informatisé assurant une meilleure traçabilité et circulation de l’information.Soutenue par des applications informatiques du type Data Warehousing* et Data Mining*, la GED est un support essentiel des démarches de SLI* et plus généralement, de Gestion de Projet*.

Gestion mutualisée des approvisionnements (gma)

Mode de gestion des approvisionnements dans lequel plusieurs industriels s’engagent à livrer ensemble, à partir d’un même site logistique (entrepôt ou plate-forme), un ou plusieurs distributeurs afin notamment d’optimiser les coûts de stockage (réduction du nombre de lieux de stockage dans la chaîne industriels-distribueturs) et de transport (taux de remplissage des véhicules et nombre de rotations). Les flux des industriels sont généralement massifiés sur le site d’un prestataire de service logistique qui prend en charge l’organisation des tournées de livraison à destination du ou des distributeurs..

Gestion partagée des approvisionnements (gpa)

Mode de gestion des approvisionnements dans lequel le distributeur s’engage à transmettre en temps réel (généralement par EDI*) au producteur les sorties d’entrepôt et les niveaux de stocks afin que celui-ci établisse une proposition de réapprovisionnement dans le respect de règles préalablement établies dans le cahier des charges*. Cette proposition est considérée comme ferme (version Vendor Managed Inventory* ou VMI) ou soumise à la validation du distributeur (version Co-Managed Inventory* ou CMI).

Gln (global localisation number)

Codification internationale à 13 chiffres identifiant la destination du produit qui peut être une personne morale (par exemple un distributeur), une entité fonctionnelle (par exemple un entrepôt) ou une entité physique (par exemple une travée de stockage).

Gps (global positioning system)

Système américain de radionavigation par satellites.

Gtin (global trade identification number)

Codification internationale initialement à 13 chiffres identifiant une unité consommateur (produit ou lot). Un chiffre supplémentaire ajouté à ce code permet d’identifier un produit en fonction de son conditionnement : 1 pour l’unité, 2 pour le lot, 3 pour le colis, 4 pour la palette. Cette nouvelle classification internationale a pour ambition de remplacer les différents codes (UPC, EAN-UCC..) utilisés.

Guidage laser

Système de guidage automatisé d’engins mobiles de manutention fonctionnant grâce à un laser tournant à 360° placé sur le chariot et visant des cibles (bandes réfléchissantes) situées sur les poteaux ou les murs de sa zone d’évolution.

Hub

Infrastructure logistique vers laquelle sont acheminés puis triés des flux de produits ou de passagers de provenances diverses afin de les regrouper et de les ré-expédier vers d’autres destinations. Au travers de la massification et de la synchronisation des flux, le hub permet une utilisation optimale des moyens de transport (notamment optimisation des taux de remplissage), en application d’une stratégie « hub and spokes » (littéralement « le moyeu et les rayons »).

Implantation en damier

Organisation d’une zone de préparation fondée sur l’alternance de marchandises aux caractéristiques différentes (taille, poids, couleur, type d’emballage…) qui permet notamment de réduire le taux d’erreurs lors du picking*.

In - bound

Voir flux synchrones.

In - plant

Mode d’organisation qui consiste, pour le donneur d’ordre, à faire implanter sur le même site de production ses fournisseurs et sous-traitants. Le site est ainsi configuré pour faciliter les échanges de marchandises (convoyages) et d’informations (cablage optique).

Infogistique

Terme proposé par l'IREPP (Institut de Recherches et Prospective Postales) mariant informatisation et intégration logistique et s'inscrivant dans le cadre du développement de la e-logistique* (voir e-« x »).

Ingénierie concourante

Démarche utilisée dans le cas de la gestion de projet*, l’ingénierie concourante consiste à mobiliser simultanément, dès la conception et tout au long de la conduite du projet, l’ensemble des ressources nécessaires à la réalisation. L’ingénierie concourante se démarque ainsi des approches séquentielles plus traditionnelles.

Installation terminale embranchÉe

Installation ferroviaire située sur un site industriel (usine) ou logistique (entrepôt, plate-forme, zone portuaire...) et reliée au réseau principal permettant d’acheminer des marchandises sans rupture de charge. Ces installations, aussi appelées des « embranchements particuliers », autorisent en outre l’utilisation de wagons adaptés aux différents types de marchandises. Les envois peuvent concerner des trains complets ou des wagons isolés. Ces derniers sont alors acheminés vers des gares de triage afin de constituer des trains complets.

IntÉgrateur, integrator

Prestataire de services logistiques* qui mobilise l'ensemble des modes de transport pour assurer, en propre et de façon intégrée, l'acheminement des marchandises d'un point à un autre (porte-à-porte ou "door-to-door") pour le compte d'un donneur d'ordre. On désigne notamment par le terme "integrator" les opérateurs internationaux de messagerie express.

Interfaces

Zone de jonction, tension ou recoupement entre les objectifs, responsabilités et/ou activités de deux ou plusieurs entités : acteurs de la chaîne logistique* (interfaces inter-organisationnelles) ou sous-systèmes d'une même organisation (interfaces intra-organisationnelles).

Inventaire pÉriodique

Mise à jour réalisée à intervalle de temps régulier (le plus souvent manuellement) des niveaux de stocks d’une ou plusieurs références. Ce décompte des unités réalisé sur tout ou partie du stock de façon régulière permet de corriger les écarts entre les niveaux de stocks fournis par l’inventaire permanent* et la réalité.

Inventaire permanent

Solution de marquage des codes EAN 13* ou 14 utilisant une technique de représentation (2/5 entrelacés ou Interleaved Two of Five) adaptée aux matériaux (impression directe sur les cartons) et aux conditions d’impression des unités logistiques

Itf 14

Mise à jour permanente des niveaux de stocks fondée sur la saisie (informatisée ou manuelle) en temps réel de tout mouvement d’une référence en stock. Divers problèmes (vol, casse, erreurs de saisie…) expliquent les écarts qui subsistent entre les niveaux de stocks théoriques fournis par cette mise à jour et la réalité et impliquent la réalisation d’inventaires périodiques*.

Juste-à-temps (jat)

Modèle de pilotage en flux tendus* développé initialement par l’ingénieur Taiichi Ohno chez Toyota qui consiste à contrôler et à maîtriser le système de production afin de supprimer toutes les sources de gaspillage, notamment celles liées aux stocks intermédiaires et à la non-qualité. Ainsi, la production est égale à la demande à tous les stades du processus.

KaÏzen, amÉlioration continue

Vient du japonais "Kaï" changement et "Zen" bon (pour mieux). Appliqué à l'entreprise, le Kaïzen est une démarche qui consiste à faire participer l’ensemble des membres de l’entreprise, quel que soit leur niveau hiérarchique, au maintien et à l’amélioration progressive et continue des standards de travail.

Kanban

Outil d'information développé initialement par l’ingénieur Taiichi Ohno chez Toyota dans le cadre du Juste-à-Temps*. Le Kanban est une carte (ou étiquette) attachée à une référence spécifique en cours de fabrication (produit semi-fini ou fini) qui indique notamment à un poste de travail la quantité à délivrer au poste de fabrication situé juste en aval (on parle d’appel par l'aval).

Kitting

Activité qui consiste à réaliser l’assemblage final d’un produit. Sous-traitée à un prestataire de services logistiques*, elle implique la gestion du stock de composants, leur prélèvement et assemblage en fonction des ordres émis par le client.

Last in first out (lifo), dernier entrÉ premier sorti

Méthode de valorisation comptable des sorties de stocks qui consiste à "extraire" en premier lieu les articles entrés les plus récemment en stock. Cela conduit à une individualisation fictive des lots sur la fiche de stocks et, en période d'inflation, à des coûts de sortie plus faibles et donc à des résultats analytiques diminués.

Lean logistics

Démarche d’amélioration continue visant à éliminer tous les gaspillages (stocks, opérations sans valeur ajoutée, non qualité...) au sein des processus et activités logistiques. Cette démarche s’appuie sur un ensemble d’outils qui permettent de modéliser les flux (value stream mapping* par exemple), d’en analyser les dysfonctionnements, de définir, mettre en oeuvre et suivre les plans de progrès (5S, Kaizen*, Kanban*).

Lean manufacturing

Démarche d’amélioration continue qui vise une utilisation au plus juste des ressources au sein de processus de production. Cette démarche s’appuie sur différents principes d’action : la recherche et la réduction des dysfonctionnements (défauts, rebus, pannes...) impliquant le maintien d’un stock de sécurité, l’élimination des opérations non créatrices de valeur et des gaspillages.

Lisse

Elément horizontal du palettier*, accroché sur les échelles* et destiné à supporter les charges entreposées généralement sous forme de palettes*.

Livraison synchrone

Modèle de réapprovisionnement en juste à temps des chaînes d’assemblage. A partir d’ordres de réquisition (heure et lieu de réquisition), les fournisseurs livrent au dernier moment les quantités justes nécessaires de pièces détachées, composants ou sous-ensembles aux différents postes de travail. On distingue généralement le synchrone simple, tel que décrit ci-dessus, du synchrone combiné dans lequel la préparation d’un sous-ensemble est réalisé en assemblant deux composants, et du synchrone élaboré où une production plus complexe est demandé. A titre d’exemples dans l’industrie automobile, le montage des pare-chocs ou des tableaux de bord correspond à un synchrone élaboré réalisé de plus en plus souvent par un prestataires de services logistiques* dans le cadre d’opérations de pré-manufacturing*.

Logistique

Technologie de maîtrise des flux physiques et d’informations associés que l’entreprise reçoit de ses fournisseurs,transfère entre ses établissements et expédie vers ses clients (Colin et Paché). La logistique constitue alors une discipline des sciences de gestion fondée sur des paradigmes et concepts propres et s’appuyant sur un ensemble de techniques et d’outils.

Logistique d'approvisionnement

Ensemble des activités qui ont pour objectif d’assurer la mise à disposition dans les délais souhaités par l’entreprise des références et quantités voulues de matières premières,produits semi-finis, équipements… (informations contenues dans le Programme Directeur des Approvisionnements*) dans les meilleures conditions de coût. La réalisation de ce processus implique la définition d’une politique d’approvisionnement (méthode de gestion des approvisionnements, délais de livraison, gestion du transport en amont, établissement d’un réseau de fournisseurs, système d’information à promouvoir…).

Logistique de distribution

Ensemble des activités qui ont pour objectif d'assurer la mise à disposition dans les délais souhaités par le client et/ou le consommateur final des références et quantités voulues de produits finis (informations contenues dans le DRP*) dans les meilleures conditions de coût. La réalisation de ce processus implique la définition d'une politique de distribution (méthode de gestion des stocks de produits finis, délais de livraison, gestion du transport en aval, sous-traitance des opérations à des prestataires de services logistiques*...).

Logistique de production

Ensemble des activités qui ont pour objectif d'assurer la mise à disposition dans les délais souhaités par les différentes unités de production et/ou d’assemblage des références et quantités voulues de matières premières et en-cours de production dans les meilleures conditions de coût. La réalisation de ce processus implique la définition de règles de gestion (modèle de pilotage des flux, gestion des stocks d'en-cours de production, système de convoyage et de manutention, gestion du transport entre les sites de stockage et les unités de production...).

Logistique durable (ou éco-logistique ou logistique verte)

Ensemble des stratégies et actions conduites par les entreprises afin de réduire les impacts environnementaux des différentes activités composant les chaînes logistiques. Tout en maintenant des fréquences de livraison élevées, la mutualisation des flux (pooling*) permet par exemple de réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre. Au-delà de la ré-ingénierie des chaînes existantes ou des changements apportés à leurs modes de gouvernance, le rôle de la logistique durable peut également induire la conception - en amont - d'organisations logistiques innovantes sur des fondements durables (des chaînes reverse* pour la gestion de déchets par exemple).

Logistique inversÉe, reverse logistics

Processus qui a pour objet d’assurer les retours de marchandises : - demandés par les consommateurs pour cause d’erreurs ou de problèmes techniques impliquant réparation ; - mis en place par l’entreprise pour assurer le recyclage, l’élimination ou la valorisation (sur un marché de l'occasion, par exemple pour certains produits manufacturés) des produits en fin de vie.

Logistique urbaine

Démarche d’aménagement et de gestion qui, en s’appuyant sur une approche globale des flux de marchandises (liés à la production des biens et des services, à la consommation des habitants et aux déchets…) et des flux de personnes associées, vise à fluidifier la circulation en zone de forte densité de population et de concentration élevée d'activités humaines en réduisant son coût, ses nuisances (bruit, sécurité des personnes, émissions de gaz, occupation de l’espace) tout en maintenant une qualité de service optimale pour les usagers de la ville (fiabilité de la desserte de la demande, réduction de la congestion). Cette démarche implique, à partir de l’analyse des flux et des contraintes liées au système de transport, à la dynamique économique, sociale et culturelle de la ville et à sa gestion, un ensemble de réflexions portant sur le transport (plan de déplacement urbain*, véhicules utilisés…), la massification et le stockage des marchandises (espaces logistiques urbains* à l’échelle de la ville, d’un quartier ou d’un bâtiment). La logistique urbaine est un territoire d'application privilégié de la logistique durable*.

Loi de pareto

Méthode de classification (classification ABC* ou classification 20/80*) des produits en stocks qui permet de distinguer les produits à forte valeur, pour lesquels un contrôle strict sera mis en place, des produits à moindre valeur dont le contrôle sera plus souple.

Lotissement

Organisation qui consiste à acheminer les wagons isolés pour les regrouper en trains complets. Un réseau de gares de triage permet de collecter et d’assurer la distribution des wagons isolés au niveau local. Un réseau de hubs permet ensuite de massifier les flux de wagons isolés en provenance et à destination des gares de triage et d’assurer, par le biais de fréquence de livraisons élevées et de capacités de tri importantes, des délais de transport réduits et plus fiables.

Magasin avancé fournisseur (maf)

Entrepôt de stockage de pièces détachées, de composants ou de sous-ensembles appartenant aux fournisseurs jusqu’à leur expédition vers les chaînes de production de l’assembleur final. Ces entrepôts sont situés à proximité des chaînes de montage du produit fini (parc industriel fournisseurs*) pour assurer une livraison synchrone* permettant ainsi à l’assembleur final de supprimer ses stocks de composants.

Maintien en conditions opérationnelles

Ensemble de méthodes (analyse des besoins, maintenance préventive et curative…) mises en œuvre pour assurer le taux optimal de disponibilité des équipements en fonction des contraintes de coûts imposées par l’entreprise.

Management par catÉgories

Voir Category Management.

Management par les processus, activity based management* (abm)

Démarche de gestion fondée sur l'identification et l'optimisation des processus définis comme un ensemble d'activités reliées entre elles.

Marketplace

Voir Place de marché électronique.

Material repairs and overhall (mro)

Ensemble des produits et/ou services achetés qui n’entrent pas directement dans le processus de fabrication (par exemple, les consommables, l’outillage, ou encore les frais de déplacements et de séjours…).

Material requirement planning (mrp)

Méthode de planification industrielle qui consiste à établir un programme directeur de production* et d’approvisionnement* à partir de la demande finale.

Mercatique associÉe

Voir Trade-Marketing.

MÉthode du point de commande

Politique de réapprovisionnement à date variable et quantité fixe qui consiste à définir le niveau de stock (dit point de commande*) qui déclenche l'ordre de commande.Méthode POP « la plume optimise le plomb » Méthode d’optimisation du taux de remplissage des camions qui consiste à organiser les approvisionnement ou la distribution en combinant des produits lourds et des produits légers afin de respecter la charge maximale autorisée. Initiée par le cabinet de conseil Valorfi, cette méthode a été reprise par la Commission européenne comme axe de réflexion possible.

Middleware

Logiciel utilisé dans le cadre d'un EAI* qui permet de transférer des données entre deux applications informatiques n'ayant pas initialement la possibilité de communiquer entre elles.

Modèle scor

Développé par le Supply Chain Council, ce modèle permet d’évaluer la performance globale de la supply chain (ou chaîne logistique*) en s’appuyant sur l’identification et la modélisation de cinq macro-processus spécialisés par type de production (production sur stock, fabrication à la commande et conception à la commande) : planification (Plan), approvisionnement (Source), fabrication (Make), livraison (Deliver) et gestion des retours (Return). Le modèle distingue les indicateurs de performance directement appréciable par le client (fiabilité, flexibilité et réactivité) et internes à l’entreprise (coûts et rentabilité des actifs). Quatre niveaux de modélisation et d’analyse (macro-processus, processus, activités et tâches) permettent ainsi de relier la performance opérationnelle à la performance stratégique. Associée au modèle d’évaluation de la performance, la démarche de pilotage se décompose en trois étapes principales : définition de la stratégie et plan de progrès Supply Chain, modélisation, analyse et définition des plans d’actions par processus et activités, évaluation des actions engagées.

Multidrop

Organisation de la livraison par un producteur de plusieurs centres de distribution ou points de vente appartenant au même distributeur (Multidrop mono-producteur /mono-distributeur) ou de plusieurs centres de distribution ou points de vente de distributeurs différents (Multidrop mono-producteur / multi-distributeurs) qui a pour objectif l’amélioration du taux de remplissage des véhicules pour réduire le coût de transport.

Multipick

Organisation de la livraison d’un centre de distribution par plusieurs producteurs qui décident de regrouper leurs marchandises afin d’améliorer le taux de remplissage des véhicules et de réduire les coûts de transport.

Near by buffer

Zone d’un entrepôt, située à proximité du stock picking*, dans laquelle les marchandises sont stockées afin de réapprovisionner plus rapidement le stock picking.

Next in first out (nifo), coÛt de remplacement

Méthode de valorisation comptable des sorties de stock qui ne prend pas en compte la valeur réelle des entrées mais s'appuie sur la valeur des prochaines entrées. En période d'inflation, cette méthode entraîne une diminution du résultat analytique et alerte donc plus rapidement.

Niveau de recomplÈtement

Politique de réapprovisionnement à date fixe et quantité variable. A chaque période est commandée une quantité permettant d'atteindre le niveau optimum de stock défini au préalable.

Norme euro

Norme européenne entrée en vigueur en 1992 qui fixe les taux de pollution limites en g/km. Appliquée de façon progressive (Euro 1 à Euro 6 applicable à partir de 2014), elle a permis de réduire considérablement les émissions de gaz à effets de serre (les émissions de monoxyde de carbone – CO ont par exemple été réduites, pour les moteurs diesel, de 2720 dans la norme euro 1 à 500 dans la norme dans les normes euro 5 et 6).

Norme iso 14001

Norme internationale définie par l’International Standard Organization (ISO). Elle précise les règles permettant aux entreprises qui le souhaitent d'entreprendre une démarche de certification attestant de leur maîtrise des impacts environnementaux de leurs activités. La norme ISO 14001 nécessite la mise en place d’un système de management environnemental*.

Normes hqe (haute qualité environnementale)

Utilisées dans le cas de l’immobilier logistique (entrepôts, plates-formes…) et, plus généralement, dans le cas des installations productives, elles impliquent l’atteinte d’au moins 7 cibles (sur un total de 14) pour être certifié. Ces cibles sont classées en 4 catégories :l’écoconstruction (intégration dans l’environnement, choix des matériaux de construction, nuisance du chantier), l’écogestion (énergie, eau, déchets, entretien et maintenance), le confort (acoustique, visuel, olfactif et hygrothermique) et la santé (conditions sanitaires, qualité de l’eau et de l’air).

Normes logistiques

Ensemble des normes s’appliquant aux différentes activités logistiques et à la supply chain dans son ensemble qui ont pour objectif de décrire les processus pour soutenir la conception, la gestion et l’évaluation des performances. La norme NF X50-600 permet de décrire dans le détail le processus logistique, en identifiant les activités qui le composent et les interfaces à développer pour assurer la bonne réalisation des opérations en fonction des attentes d’un client. Ainsi, cette norme peut servir de référentiel dans la conception et l’évaluation d’un processus logistique. Elle est complétée par deux fascicules de documentation. Le premier, NF X50-602 décrit de façon détaillée les différentes activités qui composent un processus logistique et les « profils professionnels » correspondants, le second, NF X50-604 présente l’analyse et le développement des différentes étapes d’un processus logistique global intégré (approvisionnement, achats et logistique) et peut servir de référentiel dans l’évaluation de leur performance. La norme NF X60 – 600 concerne plus précisément la logistique de soutien. Elle en décrit les différentes activités, les objectifs et les moyens à mettre en œuvre pour en assurer la réalisation. Elle offre aux fournisseurs de prestations de soutien logistique et leurs clients, une approche contractuelle pour concevoir ensemble la prestation et définir les moyens associés.

Nouvelles technologies de l’information et de la communication (ntic)

Acronyme français pour IT (Information Technology). Actuellement remplacé par TIC (Technologies de l’Information et de la Communication). Ensemble de technologies de traitement et/ou d’échange d’informations résultant de développements croisés entre l’informatique, les télécommunications et l’audiovisuel. Exemple : l'Echange de Formulaires Informatisé (EFI*) via Internet.

Opérateur ferroviaire de proximité

Dans le cadre de la réorganisation du transport ferroviaire, ces nouveaux opérateurs organiseront la diffusion régionale des marchandises. Les opérateurs ferroviaires « longue distance » prendront en charge les flux « densifiés » sur les grands axes nationaux et européens, tandis que les opérateurs de proximité assureront l’acheminement des marchandises, en wagons isolés ou par petits lots, en provenance et à destination des régions depuis ou vers des points nodaux reliant les réseaux locaux au réseau national.

Optimodalité

Démarche d’optimisation des performances économiques et environnementales d’une chaîne de transport de marchandises. Les réflexions et actions conduites concernent notamment la recherche de synergies entre modes de transport (autoroutes ferroviaires, autoroutes de la mer…), et de gains de productivité dans la mise en ?uvre de ces solutions multimodales.

Order penetration point, point de dÉcouplage

Identification sur la chaîne logistique, du moment et du lieu à partir desquels les marchandises en circulation sont affectées à un client particulier. Ce point de découplage peut se situer au niveau de la production ou à celui de la distribution et peut constituer le point de rencontre entre les flux poussés par l’industriel et les flux tirés par le client.

Organization for data exchange by teletransmission in europe (odette)

Groupe EDI* européen initiateur des échanges de données électroniques dans le secteur de l'automobile. ODETTE dispose de relais domestiques, en France, GALIA (Groupement pour l'Amélioration des Liaisons dans l'Industrie Automobile).

Outsourcing

Locution similaire à « externalisation »*, c’est-à-dire à le fait de confier à un tiers la réalisation d’activités précédemment assurées en interne. Cette expression est cependant communément utilisée dans le cas d’un changement de fournisseur ou d’une externalisation qui s’accompagne d’une délocalisation vers des pays à bas coûts.

Palette

Support de charges utilisé pour la manutention, l’entreposage et le transport tout au long de la chaîne logistique*. La palette se compose de deux planchers reliés par des entretoises ou d’un seul plancher reposant sur des supports ; elle peut être de bois, de plastique, de carton ou de métal. La charge palettisée peut être manutentionnée par différents appareils : transpalette*, gerbeur* ou chariot élévateur*. Notons que dimensions et utilisations des palettes font l’objet de normes internationales.

Palettier (rack)

Rayonnages de stockage constitués d’échelles, de lisses et d’accessoires d’identification et de sécurité.

Parc industriel fournisseurs (pif)

Site industriel regroupant les fournisseurs (magasins avancés fournisseurs* et sites avancés fournisseurs*) de pièces détachées, composants et sous-ensembles utilisés dans l’assemblage final d’un produit complexe (production modulaire). La proximité géographique des fournisseurs (stocks ou entité de production) permet de réduire les niveaux de stocks de ces composants en autorisant un fonctionnement en flux synchrone* (production synchrone* et/ou en livraison synchrone*).

Pcb (par combien)

Nombre d’unités consommateurs ou UVC* contenues dans une unité commerciale ou logistique.

Peps (premier entrÉ, premier sorti)

Voir FIFO (First In First Out)

Pick and pack

Mode de préparation de commandes* consistant à composer au fur et à mesure du picking* l’unité d’expédition (colis,palette…). Ce mode d’organisation est généralement utilisé pour les préparations de commandes en rafale*.

Pick then pack

Mode de préparation de commandes* au cours duquel tous les articles composant une commande sont prélevés dans le stock avant d’être rangés et emballés dans leur unité d’expédition (colis).

Pick to belt

Mode de préparation des commandes* des cartons complets. Les cartons sont prélevés par le préparateur et placés sur un convoyeur implanté entre deux travées*.

Pick to light

Système de préparation de commandes assisté par ordinateur qui indique au préparateur, à l’aide d’un voyant situé sur les emplacements de stockage, l’endroit où il doit effectuer le prélèvement. La lecture optique des codes-à-barres des unités prélevées permet au système de contrôler la préparation au fur et à mesure de sa réalisation et de déclencher le prélèvement suivant.

Pick to sort

Mode de préparation des commandes* consistant à traiter simultanément plusieurs lignes de commandes de la même référence appartenant à des commandes clients différentes. Tous les articles de la même référence sont ainsi prélevés en même temps par le préparateur et triés ensuite par commande client.

Picking

Opération qui consiste à prélever, à leur emplacement dans le stock picking*, les différents éléments (palettes, colis ou unités de vente consommateur) d’une commande.

Place de marchÉ Électronique, marketplace

Plate-forme de communication électronique permettant à des entreprises de communiquer avec leurs partenaires (fournisseurs, distributeurs) en vue notamment d’accroître leurs transactions commerciales et d’en optimiser la performance économique.On distingue généralement trois types de places de marché électroniques : - les places de marché dites "verticales" qui peuvent réunir l’ensemble des acteurs d’une filière (par exemple, les producteurs, distributeurs et intermédiaires de l’agro-alimentaire, du textile, de la chimie…) ; - les places de marché dites "horizontales" qui peuvent regrouper des entreprises situées à un même niveau de la chaîne de création de valeur et appartenant à un même secteur d’activité (par exemple, l’ensemble des distributeurs) ; - les places de marché qualifiées de "transversales" ou "publiques" auxquelles peuvent adhérer tout type d’entreprises quel que soit leur secteur d’activité (par exemple, une place de marché regroupant des entreprises spécialisées dans des produits MRO*).

Plan de déplacements urbains (pdu)

Depuis la Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) du 30 décembre 1996, qui a modifié la Loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1973, les agglomérations de plus de 100 000 habitats et la région Ile de France ont l’obligation d’élaborer un PDU afin de diminuer le trafic automobile et d’augmenter l’usage des transports en commun, des vélos, et du fer et des voies navigables pour le transport de marchandises.

Plan industriel et commercial (pic)

Méthode qui consiste, à partir des prévisions de vente, à définir les investissements de capacités nécessaires et à répartir les charges de travail en fonction des ressources disponibles (capacités des usines, effectifs...) et des objectifs fixés (niveau des stocks, BFR, coûts de production...). Le PIC permet d’orchestrer la stratégie opérationnelle. Il est ensuite décliné dans la planification des ressources de distribution (DRP)*, le plan directeur de production (PDP)* et le material requirement planning (MRP)*.

Plan local de déplacement (pld)

La loi SRU du 13 décembre 2000, modifiant la loi d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI) prévoit que le Plan de Déplacements Urbains* de la région Ile de France « peut être complété en certaines de ses parties par des PLD qui en détaillent et en précisent le contenu dans le même objectif ».

Planification des ressources de distribution (drp)

Méthode qui permet de déterminer par le calcul, pour un réseau de distribution et pour une période donnée, les quantités à approvisionner par référence (par anticipation de la demande), et de définir, sur cette base, les ressources logistiques et financières nécessaires.

Plate-forme logistique

Lieu où transite la marchandise. Par opposition à l’entrepôt dont la raison d’être est le stockage des marchandises, une plate-forme est plutôt destinée au cross-dock*. Par extension, le terme de plate-forme logistique désigne également une zone d’activités logistiques composée d’entrepôts et de plate-forme (exemple de Grans-Miramas dans le sud-est de la France).

Point de commande

Niveau de stock à partir duquel un ordre de réapprovisionnement est passé. Ce niveau de stock correspond à la consommation moyenne du stock pendant le délai de réapprovisionnement à laquelle on ajoute le stock de sécurité*.

Pooling*

Voir Gestion Mutualisée des Approvisionnements.

Post-manufacturing

Prise en charge par le prestataire de services logistiques* d'opérations productives liées à l'assemblage des produits finis.

Postponement

Voir Différenciation Retardée.

Pre-manufacturing

Prise en charge par le prestataire de services logistiques* d'opérations productives liées à l'assemblage de biens intermédiaires de production.

Préparation de commandes

Ensemble des opérations réalisées (picking*, regroupement, emballage…) pour composer une commande client dans les conditions de coût, de qualité et de délai fixées par l’entreprise et le client.

Préparation de commandes en « u »

Mode de préparation dans lequel un ordre de préparation correspond à une seule commande client. Cette commande est prise en charge par un préparateur qui prélève les différentes unités de vente en suivant un chemin de préparation* prédéfini qui se termine le plus près possible de son point de départ (U). Dans la pratique, il s’agit souvent pour le préparateur de tourner autour du chariot sur lequel il dépose les unités de vente prélevées.

Préparation en rafale

Mode de préparation dans lequel un ordre de préparation comprend plusieurs commandes client à traiter simultanément. Ces commandes, prises en charge par un préparateur, sont dispatchées* sur la base de différents critères permettant de réduire le cycle de préparation : articles similaires, proximité physique des articles à prélever.

Préparation vocale (voice picking)

Système de préparation de commandes assisté par ordinateur qui indique au préparateur, au moyen d’un message audio transmis, l’endroit où il doit effectuer le prélèvement et le nombre d’unités à prélever. La lecture optique des codes-à-barres des unités prélevées permet au système de contrôler la préparation au fur et à mesure de sa réalisation et de déclencher le prélèvement suivant.

Prestataire de services logistiques

Entreprise assurant la réalisation d'activités logistiques pour le compte d'un industriel ou d'un distributeur. Selon la complexité et le type d’opérations à valeur ajoutée réalisées par les prestataires logistiques, plusieurs catégories d’acteurs se dégagent : - les prestataires logistiques classiques qui assurent l’exécution des opérations de logistique physique (transport et entreposage) et dont le système de gestion se limite au suivi de celle-ci pour le compte de l’entreprise cliente ; - les prestataires logistiques à valeur ajoutée qui intègrent à l’offre du prestataire classique un certain nombre de services allant de la prise en charges d’opérations de manipulations complexes (co-manufacturing, co-packing), à la gestion d’opérations administratives (facturation, commandes) et de gestion de l’information (tracking-tracing…) ; - les intégrateurs de services logistiques qui se caractérisent par la quasi-absence de moyens physiques propres et dont la spécificité est d’intégrer les prestations de différentes entreprises sous-traitantes (transport, entreposage, opérations à valeur ajoutée…) et d’en assurer la cohérence et la gestion par la maîtrise des flux d’informations qui s’y rapportent.Il est à noter que différentes appellations anglo-saxonnes caractérisent ces trois catégories. La première et la seconde sont fréquemment regroupées sous le terme de Third Party Logistics (3PL). La troisième correspond à la terminologie déposée par Accenture de Fourth Party Logistics (4PL). Enfin, même s’il reste assez rare et très proche du 4PL, le nom de Fifth Party Logistics (5PL) est attribué à des prestataires de services logistiques qui conçoivent, organisent et réalisent pour le compte d’un donneur d’ordre, des solutions logistiques (notamment en matière de système d’information) en mobilisant les technologies adaptées (niveau conceptuel).

Processus

Ensemble de moyens (ces moyens peuvent inclure le personnel, les installations, les équipements, les techniques et les méthodes) et d’activités liés qui transforment des éléments entrants en éléments sortants. (Norme internationale ISO / DIS 8402).

Production synchrone

Modèle de pilotage des flux de production qui consiste à déclencher, juste à temps et dans l’ordre de leur utilisation sur la chaîne de montage, la fabrication de pièces détachées, composants ou sous-ensembles par le fournisseur.

Profit direct par produit

Méthode développée initialement (années 60) pour les produits d’épicerie qui consiste à estimer le coût de passage d’un produit au travers des différents maillons composant la chaîne logistique*. Le Profit Direct par Produit consiste en une évaluation de la contribution de chaque produit à la rentabilité. A la marge brute par produit sont enlevés les coûts de manutention, d’entreposage, de transport ou encore de main d’œuvre qui lui sont directement imputables.

Progiciel de gestion integrÉ

Voir ERP.

Programme directeur de production

Planification à moyen terme de la production indiquant pour chaque article, les lancements de fabrication en quantités et délais en fonction de la demande et des capacités de l’entreprise. Le PDP permet notamment d’établir le Programme Directeur des Approvisionnements*.

Programme directeur des approvisionnements ou planification en besoins matiÈres (pbm)

Planification à moyen terme des besoins en approvisionnement de l’entreprise indiquant pour chaque référence matière, composant ou produit semi-fini, les quantités et les délais en fonction des lancements de fabrication par l’entreprise.

Projet / gestion de projet

Ensemble d’activités coordonnées et maîtrisées comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d’atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques. (Norme X50-115 AFNOR (2002). La gestion de projet implique, de la part du chef de projet, le pilotage des activités réalisées par des expertises professionnelles différentes et complémentaires les unes des autres.

Projet en blanc

Opération de construction immobilière (entrepôt, plate-forme logistique par exemple) lancée sans contrat de location ou vente préalable.

Projet en gris

Opération de construction immobilière, bénéficiant d’un permis de construire dont la réalisation ne sera lancée qu’après location ou vente de tout ou partie du projet à un ou plusieurs utilisateurs.

Put to light

Mode de préparation des commandes* assisté par ordinateur qui indique au préparateur, à l’aide d’un signal lumineux, dans quel contenant (bac, case…) il doit déposer les articles des différentes commandes clients dont il a préalablement et simultanément prélevé tous les articles. A chaque vague de commandes, chaque contenant est affecté à une commande client ; la lecture optique des codes-à-barres* des unités prélevées déclenche le signal lumineux du contenant dans lequel il doit être déposé.

QuantitÉ Économique de commande

Méthode de calcul, à partir de la demande future estimée pour une période donnée, de la taille d’un lot à lancer en fabrication ou à commander auprès d’un fournisseur. Sont pris en compte, pour calculer la quantité économique de commande, les coûts liés à la possession du stock, les coûts de passation de la commande, les coûts de rupture et les éventuelles conditions contenues dans le contrat d’approvisionnement comme les rabais liés à la taille des lots. L’objectif de cette méthode est de minimiser le coût global d’approvisionnement.

Quick response, rÉponse rapide au consommateur

Modèle de pilotage des flux développé dans le secteur de la distribution qui consiste à déclencher juste-à-temps le réassort des points de vente à partir des sorties de caisse afin de réduire les niveaux de stock et d’améliorer la qualité de service en s’adaptant le plus rapidement possible aux rythmes de consommation.

Rack

Voir palettier

Rack à accumulation dynamique

Palettier* composé de plusieurs rangées* de stockage accolées (de deux à cinq en général) et dont les différentes travées, légèrement inclinées, sont équipées de systèmes permettant le déplacement des palettes (rails, rouleaux gravitaires…). Le stockage par accumulation est adapté aux produits stockés en grande quantité. Il peut se faire à partir d’une seule allée de circulation ou de deux allées de circulation qui peuvent alors être respectivement réservées au stockage et au déstockage.

Rack à double profondeur

Palettier* comprenant deux rangées de stockage en profondeur. Cette configuration de stockage implique le déplacement de la charge située à l’avant de la travée* pour atteindre celle située dans la seconde rangée* ou permet de stocker, dans cette seconde rangée, les palettes* destinées au réapprovisionnement de la zone picking* située sur la première rangée.

Rack conventionnel ou à simple profondeur

Palettier* comprenant une seule rangée de stockage en profondeur de façon à ce que toutes les marchandises soient immédiatement accessibles.

Rangée

Ensemble de travées* contiguës.

RÉapprovisionnement

Démarche d'alimentation du stock déterminant quantité et date de commande. Les politiques classiques de réapprovisionnement sont au nombre de 4 : la gestion calendaire des stocks*, la méthode de recomplètement, la méthode du point de commande*, le réapprovisionnement à date et quantité variables.

RÉapprovisionnement continu

Voir CRP.

Réapprovisionnement picking (replenishment)

Opération consistant à sortir les quantités de produits du stock de masse pour réalimenter le stock picking*.

Refurbishing

Activité qui consiste à remettre en état un matériel afin de le rendre en tout point comparable au matériel d’origine. Potentiellement sous-traitée à des prestataires logistiques*, la réalisation de cette activité, qui a pour finalité la remise en service ou la revente du matériel rénové, implique l’existence d’une logistiqueinversée*.

RÉponse optimale au consommateur

Voir ECR.

RÉseau à valeur ajoutÉe

Réseau informatique alimenté par différents postes (par exemple, les terminaux point de vente, les terminaux embarqués...) permettant par le croisement des données de produire des informations enrichies utiles à la décision.

Retail management replenishment (rmr)

Démarche de réapprovisionnement continu pilotée par le distributeur sur la base de ses prévisions de vente à partir desquelles il élabore les programmes de réapprovisionnement qu'il transmet à ses fournisseurs. Ceux-ci effectuent alors le réapprovisionnement des entrepôts du distributeur à partir des appels de livraison de ce dernier.

Reverse logistics

Voir Logistique inversée.

Rfid (radio frequency identification) identification par radio fréquence

Technologie permettant de collecter et stocker des données à distance. Le système se compose : - de marqueurs miniaturisés (« tags » ou étiquettes) composés d’une antenne et d’une puce électronique inclues dans un « contenant » (capsules…) - d’un lecteur : dispositif d’émission/réception qui déclenche les marqueurs à courte distance. Les fréquences d’émission sont variables, plus elles sont élevées, plus l’échange d’information bénéficie de débits importants. Les marqueurs, activés sur une fréquence déterminée par le lecteur, traitent le signal reçu et répondent alors à la demande (par exemple, renvoi d’une identification numérique permettant de contrôler et compter les unités logistiques lors de la réception). Les applications RFID en logistique (tracking* des unités ) utilisent des marqueurs UHF (ultra haute fréquence).

Roll

Support de charges sur roulettes permettant de déplacer des marchandises sans utiliser de matériel de manutention. Il est particulièrement utilisé par les distributeurs dans le cadre des livraisons des magasins de proximité.

Serial shipping container code (sscc)

Symbole code à barres identifiant l’unité de transport (par exemple, le conteneur). Le SSCC est le code qui permet le suivi de la marchandise.

Short sea shipping – transport maritime à courte distance

Mode de transport développé comme alternative à l’augmentation du coût du transport routier, à la saturation des axes routiers et pour palier les insuffisances actuelles du transport ferroviaire. En Europe, il correspond à la volonté de créer des « autoroutes de la mer » comme celle qui relie Toulon à Rome (Civitavecchia).

Site avancé fournisseur

Unité de fabrication de composants (notamment des sous-ensembles volumineux, de grandes variétés ou à forte valeur ajoutée) implantée par un fournisseur à proximité du site de production de l’assembleur final. Une implantation au plus proche, souvent au sein d'un parc industriel fournisseurs*, permet de fonctionner en production synchrone* et évite ainsi une multiplication des points de stockage (magasin avancé fournisseur*).

Skd (semi knock down)

Méthode de production qui consiste à fabriquer un produit industriel sans procéder à l’assemblage final. Les composants ainsi fabriqués sont regroupés dans des caisses, correspondant à un produit fini, avant d’être expédiés vers une usine d’assemblage. Cette méthode est utilisée dans le cas d’exportation vers des usines d’assemblage pour des marchés locaux. La méthode se différencie du CKD* par le fait que ce sont des composants qui sont regroupés et non des pièces détachées.

Slotting

Démarche d’affectation des emplacements dans le stock qui vise à optimiser les paramètres liés aux caractéristiques physiques et commerciales (taux de rotation) des marchandises, et les paramètres liés à la réalisation des opérations de manutention (stockage, déstockage et transfert dans le stock) et de préparation des commandes* (parcours caristes et chemin de préparation*). Cette démarche est généralement automatisée grâce à des modules intégrés dans les progiciels de Supply Chain Executive*.

Smed (single minute exchange die – changement de moules en une minute ou moins ; single digit minute exchange die – changement de moules en moins de dix minutes)

Méthode créée en 1950 chez Mazda par S. Shingo, qui a observé que les ateliers de moulage constitués un goulot d’étranglement dans les chaînes de production. Elle consiste à réduire les temps de mise en route et de réglages des opérations composant un processus de production afin d’améliorer la flexibilité. Cette méthode s’applique en trois phases : repérage des activités nécessitant l’arrêt des chaînes, réduction des temps opératoires de ces activités et, enfin, réduction des temps opératoires des activités ne nécessitant pas d’arrêt de chaîne.

Sourcing

Activité consistant à rechercher de nouveaux fournisseurs afin d’améliorer la performance en matière d’achat (prix moins élevés) et / ou d’approvisionnement. Expression particulièrement utilisée dans le cas de la recherche de fournisseurs dans des pays à bas coûts (« faire du sourcing en Chine » par exemple).

Sous-traitance

Politique d'entreprise consistant pour une organisation (le donneur d'ordre), à confier à un tiers (le sous-traitant, par exemple un prestataire de services logistiques*) la réalisation de certaines activités (le transport, le co-packing*...).

Soutien logistique integrÉ

Démarche de gestion des éléments et activités(infrastructures, outillage, pièces détachées, documentation, formation…) à mobiliser de la conception à la fin de vie d’un équipement.

Spcb (sous par combien)

Nombre d’unités consommateurs regroupées dans les sous-emballages (par exemple, un ensemble de x unités consommateurs) contenus dans une unité commerciale ou logistique (par exemple, un colis).

Standards de manutention de base (smb)

Méthode de calcul du temps de réalisation d’une opération logistique par un opérateur ou un engin de manutention. Cette méthode implique une décomposition des activités de manutention en tâches élémentaires (gestes et déplacements réalisés par un opérateur avec ou sans matériel de manutention) auxquelles correspondent des standards de temps ou temps moyens d’exécution (TOM) préétablis par l’IFTIM. La somme de ces temps correspond au temps opératoire de base (TOB) à partir duquel est calculé le temps opératoire réel (TOR) qui prend en compte les difficultés ou ralentissements inhérents aux temps de parcours (indice de parcours ou de roulage), puis le temps d’exécution (TE) qui prend en considération la fatigue liée à la répétitivité des tâches réalisées (coefficient de fatigue). Un taux d’engagement des opérateurs permet alors de calculer le temps alloué (TA) à la réalisation d’un ensemble de tâches (TE / Taux d’engagement). Ces différents temps sont mesurés en utilisant la chronoanalyse.

Stock actif

Quantité de produits entrés à chaque livraison et intégralement consommés pendant la période.

Stock d'alerte

Seuil (quantité) qui, lorsqu'il est atteint, doit entraîner la passation d'une commande.

Stock de masse

Zone d’un entrepôt dans laquelle les marchandises sont stockées, après leur réception, avant d’être progressivement transférées, en fonction de la demande, vers le stock picking*.

Stock de securitÉ

Quantité destinée à pallier une accélération de la consommation et/ou un retard dans l'approvisionnement/production. Le stock de sécurité est un stock "dormant".

Stock keeping unit (sku)

Voir article de point de stock.

Stock picking

Zone d’un entrepôt dans laquelle les marchandises sont stockées en vue dupicking*.

Stockage dynamique

Palettier ou mobilier de stockage dont les étagères, légèrement inclinées, sont munies de rouleaux ou coussins d’air permettant aux cartons et/ou palettes d’avancer vers le préparateur. Ce système de stockage est utilisé de préférence pour les produits à forte rotation.

Stockage en silo

Mode de stockage de produits dans des réservoirs clos généralement métalliques ou en béton. Par analogie, le stockage en silo peut désigner des infrastructures d’entreposage de très grande hauteur équipées de transstockeurs*.

Strike zone

Zone dans laquelle sont stockés tous les composants et modules d’une chaîne ou d’un atelier de fabrication. Un préparateur y prélève, à partir des ordres de fabrication, tous les éléments dont un opérateur a besoin pour une période donnée, et les dépose dans un emplacement affecté à cet opérateur. Ce système d’approvisionnement des chaînes ou ateliers de fabrication, notamment développé dans l’industrie automobile, permet de réduire les erreurs de préparation (double contrôle du préparateur et de l’opérateur lorsqu’il vient récupérer les pièces préparées) et, ainsi, les temps d’arrêt de production qui en découlent.

Supply chain event management (scem)

Mode de gestion qui repose sur la prise en compte des évènements qui viennent déclencher, interrompre, modifier le déroulement des flux. Il repose sur une application informatique, développée par le cabinet américain AMR Research afin de piloter, alerter, simuler, contrôler et mesurer la réalisation des activités composant la chaîne logistique*. Ce système suppose l’intégration des données et la synchronisation des traitements de l’ensemble des applications destinées à gérer la chaîne logistique (SCE* et SCP*).

Supply chain execution (sce)

Application informatique permettant l'intégration de l'ensemble des données relatives à la gestion opérationnelle des activités composant la chaîne logistique*. Les progiciels de SCE se composent généralement de trois principales applications informatiques de gestion interfacées : les TMS* (Transport Management Systems), les WMS* (Warehousing Management Systems) et les AOM* (Advanced Order Management).

Supply chain management (scm)

Démarche de gestion et de synchronisation de l’ensemble des processus qui permettent à un ou plusieurs systèmes clients / fournisseurs de prendre en compte et de répondre aux attentes des clients finaux (du fournisseur du fournisseur au client du client). Cette approche vise à la fois l’amélioration de la valeur créée pour le client ainsi que l’amélioration de la performance économique des entreprises qui y concourent. Cette approche regroupe l’ensemble des démarches de collaboration inter-entreprises : management logistique, CPFR*, trade-marketing*, gestion partagée des approvisionnements*… Par extension la terminologie de SCM a souvent été appliquée aux progiciels d’optimisation de la chaîne logistique* qui reposent sur deux types d’applications informatiques : les SCE* et les SCP*. Les données de ces deux applications peuvent désormais être intégrées au sein d’un nouveau type de logiciel appelé SCEM*.

Supply chain planning (scp)

Application informatique permettant de simuler et de planifier l’ensemble des processus de la chaîne logistique*.

Supply chain risk management

Démarche de gestion qui consiste à identifier les risques internes et externes d’une supply chain et à promouvoir une gestion coordonnée des membres de cette supply chain afin de palier ces risques.

Système de management environnemental

Démarche de gestion qui permet aux entreprises, dans le cadre de la certification ISO 14001*, de définir, mettre en ?uvre et contrôler les actions conduites afin de maîtriser les impacts environnementaux de leurs activités. La démarche comprend un audit environnemental (principes et procédures de réalisation définies dans les normes ISO 14010, 14011 et 14012), la définition d’une politique environnementale conforme à la réglementation, la définition, la planification et le contrôle des actions à conduire dans une logique d’amélioration continue en s’appuyant sur les principes, les indicateurs et le modèle de gestion définis par la norme ISO 14031.

Système de manutention continue

Matériel de manutention automatisé ou non ayant pour fonction essentielle le déplacement de charges isolées (du colis à la palette). Il peut s’agir de convoyeurs*, de transbordeurs, de tables tournantes, d’ascenseurs / descenseurs, d’empileurs / dépileurs, de machines de tri, d’accumulateurs… Ces différents matériels peuvent composer un des éléments d’un circuit automatisé de manutention continue.

SystÈme ean-ucc

Ensemble d’outils d’identification automatique (notamment les systèmes codes à barres) facilitateurs des échanges producteurs-distributeurs, diffusés dans différents pays par le biais d’associations domestiques (en France : GENCOD-EAN).

Tableau de bord logistique

Instrument de gestion dynamique et d’établissement rapide, regroupant un ensemble d’indicateurs quantitatifs (financiers et non financiers) et qualitatifs, permettant à un responsable logistique de suivre et de contrôler la réalisation des points clés qu’il souhaite maîtriser et de mettre en œuvre, le cas échéant, des actions correctrices à court terme.

Tag

Voir Etiquette intelligente.

Taux de service logistique

Indicateur de la performance d’une activité ou d’un processus logistique permettant d’appréhender le degré de réalisation des objectifs logistiques fixés. Le taux de service logistique est en général calculé sur la base du nombre de commandes (parfois sur un pourcentage de chiffre d’affaires) livrées conformes aux attentes du client et/ou du consommateur final au bon moment et dans les délais, sur le nombre total de commandes à réaliser.

Temps d'Écoulement

Indicateur qualitatif mesurant le différentiel de temps (entrée/sortie). Cet indicateur peut être appliqué à différents niveaux du processus logistique, par exemple pour mesurer le temps effectif écoulé entre la prise de commande et la livraison d'un produit.

Third party logistics

Voir Prestataire de services logistiques.

Time to market

Indicateur qualitatif mesurant le temps écoulé entre la conception d'un produit et sa commercialisation effective.

Total quality management (tqm)

Démarche de gestion des ressources humaines, financières, physiques et technologiques de l’entreprise fondée sur des pratiques et des méthodes qualité et visant la satisfaction des différentes parties prenantes (clients, actionnaires, salariés…).

Tournée du laitier (milk run)

Organisation des approvisionnements ou de la distribution qui consiste à enlever / livrer plusieurs points avec un même véhicule. Calquée sur les organisations traditionnelles des coopératives laitières qui collectaient dans les fermes, cette organisation pragmatique est remise au goût du jour par l’augmentation importante des coûts du transport.

TraÇabilitÉ

Capacité à suivre un produit ou service de sa conception à sa fin de vie. La traçabilité renvoie : - au tracking : localisation en temps réel de l’entité dans la chaîne logistique ; - au tracing : possibilité d’obtenir des informations à un moment quelconque par la constitution d’une mémoire du flux (temps différé).

Trade-marketing, mercatique associÉe

Démarche de conception, mise en action et co-financement d'opérations marketing impliquant conjointement l'industriel et le distributeur.

Transitique

Fait référence à toute opération physique (entrées, sorties, transferts, déplacement…) réalisée à l’aide d’un système automatique de manutention, de stockage…

Transpalette

Engin de manutention permettant de transporter des palettes. Les transpalettes peuvent être à main (pour des opérations de manutention occasionnelles ou de courte distance), équipés d’appareils de pesage, électriques, à conducteur porté.

Transport accompagné

Technique qui consiste à charger un ensemble routier (tracteur et remorque) et son conducteur sur un autre mode de transport (maritime ou ferroviaire). Cette technique a été utilisée initialement pour passer des obstacles naturels.

Transport combiné

Technique qui consiste à réaliser un transport porte à porte de marchandises en utilisant plusieurs modes de transport. La marchandise est chargée dans des unités de transport intermodal (UTI)* qui facilitent les opérations de transbordement.

Transport intermodal

Acheminement des marchandises d’un point A à un point B faisant intervenir plusieurs modes de transport utilisant une même unité de charge (Unité de transport Intermodal*). Le transport intermodal est un type de transport multimodal* n’impliquant pas, du fait de l’utilisation d’une UTI*, une manutention de la marchandise elle-même.

Transport management system (tms)

Application informatique, composante des progiciels de SCE*, qui a pour vocation l'optimisation de l'organisation et du coût des tournées de transport.

Transport multimodal

Acheminement des marchandises d’un point A à un point B faisant intervenir plusieurs modes de transport.

Transtockeur

Engin de manutention circulant sur rail et pouvant desservir des hauteurs allant jusqu’à 45 mètres. Les transstockeurs sont notamment utilisés dans le cas du stockage en silo*.

Travée

Ensemble des alvéoles* compris entre deux échelles* consécutives du palettier*.

Unité de transport intermodal (uti)

Entité de chargement normée permettant de réaliser un transport intermodal en simplifiant les opérations de transbordement d’un mode de transport à l’autre. Les conteneurs, les caisses mobiles, les remorques préhensibles par pince et les palettes aériennes sont des UTI. Du fait de leur rigidité, la marchandise ainsi chargée est sécurisée pendant le transport et lors des ruptures de charge liées au changement de véhicules (camion, train, bateau ou avion) qui sont aussi optimisées (temps de manutention réduits).

Uvc

Conditionnement élémentaire d’un produit qui correspond à l’unité que le consommateur peut acquérir séparément.

Vendor management inventory (vmi)

Voir GPA.

Warehousing management system (wms)

Application informatique, composant des progiciels de SCE*, qui a pour vocation la gestion des opérations d’entreposage ainsi que leur optimisation.

Web-edi

Voir EFI.

Workflow

Terme générique désignant les logiciels permettant la gestion d'un processus (un workflow de production par exemple).